La Belgique restitue un sarcophage antique à l’Égypte après dix ans d’enquête
Dans un geste salué par la communauté internationale, la Belgique a officiellement restitué à l’Égypte un sarcophage antique après une enquête de dix ans sur sa provenance et son exportation illégale. Ce retour d’un bien culturel majeur s’inscrit dans la dynamique mondiale de lutte contre le trafic d’antiquités et la restitution des œuvres d’art aux pays d’origine.
Une enquête longue et complexe
Le sarcophage, datant de l’époque ptolémaïque, avait été acquis par un collectionneur privé belge dans des circonstances troubles, avant d’être exposé dans un musée local. Alertées par les autorités égyptiennes, les forces de l’ordre belges ont mené une enquête minutieuse, mobilisant archéologues, historiens de l’art et spécialistes du droit international.
Après l’identification formelle de l’objet, il a été prouvé que le sarcophage avait quitté l’Égypte illégalement dans les années 1990, au mépris des conventions internationales sur la protection du patrimoine. La justice belge a alors ordonné sa saisie et sa restitution, marquant un précédent important dans la lutte contre le trafic d’antiquités.

Le contexte international de la restitution des œuvres
Ce cas s’inscrit dans une tendance croissante à la restitution des biens culturels spoliés pendant les périodes de colonisation, de guerre ou de trafic illicite. L’Égypte, qui a perdu une part considérable de son patrimoine au fil des décennies, multiplie les démarches diplomatiques et judiciaires pour récupérer ses trésors.
La Belgique, en restituant ce sarcophage, renforce sa position sur la scène internationale comme acteur respectueux des conventions de l’UNESCO et du droit international. Cette démarche est également un signal fort envoyé aux collectionneurs privés et aux institutions muséales, les incitant à vérifier scrupuleusement la provenance de leurs acquisitions.
Un enjeu de mémoire et d’identité
Pour l’Égypte, la restitution de ce sarcophage revêt une dimension symbolique majeure. Il s’agit d’un acte de justice patrimoniale, mais aussi d’une manière de renouer avec l’histoire nationale et de renforcer l’identité culturelle. Le sarcophage sera exposé au Musée national du Caire, où il pourra être admiré par le public et étudié par les chercheurs.
Cette opération contribue à sensibiliser l’opinion publique à l’importance de la préservation du patrimoine mondial et à la nécessité de lutter contre le trafic illicite d’œuvres d’art.
Perspectives
La restitution du sarcophage belge pourrait inspirer d’autres pays à engager des démarches similaires. Les experts appellent à une coopération internationale renforcée, à la transparence des marchés de l’art et à la responsabilisation des acteurs privés et publics.
