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La CIJ tranche en faveur de la Somalie dans le différend maritime avec le Kenya

La Cour internationale de justice (CIJ) a sifflé la fin de la partie en accordant à la Somalie la majeure partie d'une zone maritime riche en poissons et potentiellement en hydrocarbures. Une décision que le Kenya conteste.

La Cour internationale de justice (CIJ) a accordé, mardi 12 octobre, la majeure partie d'une zone maritime de 100 000 km2 dans l'océan Indien, riche en poissons et potentiellement en hydrocarbures, également revendiquée par le Kenya. Cette décision met un terme à une procédure qui dure depuis 2017.

Car la plus haute juridiction de l'ONU, estime qu'il n'y avait "pas de frontière maritime convenue" et a tracé une nouvelle frontière proche de celle revendiquée par la Somalie. Les nouvelles délimitations cèdent plus de 120 000 kilomètres carrés au Kenya et 93 000 kilomètres carrés à la Somalie dans la zone des 200 milles nautiques. Au-delà, les juges proposent une extension à 350 000 milles, qui devra encore être délimitée par une commission.
Le président somalien a réagi à la décision de la CIJ, appelant le Kenya à "respecter le droit international". "Nous attendons du pays voisin, le Kenya, qu'il respecte le droit international et abandonne son ambition", a déclaré Mohamed Abdullahi Mohamed, ajoutant que la Somalie, pour sa part, se "conformait" à la décision. Le Kenya "rejette totalement" la décision de la CIJ sur le différend avec la Somalie. 

Le Kenya rejette totalement la décision de la CIJ

Selon un correspondant de RFI à La Haye, le Kenya a annoncé en mars qu'il n'assisterait plus aux audiences de la Cour après que celle-ci a refusé d'autoriser de nouveaux retards dans l'affaire.
Il a ensuite annoncé qu'il ne reconnaissait plus la juridiction de la CIJ. Fin septembre, Nairobi a notifié au secrétaire général des Nations unies qu'il retirait sa reconnaissance de la juridiction obligatoire de la CIJ, datant de 1965.
Après le verdict, la réaction du président kenyan, Uhuru Kenyatta, ne s'est pas fait attendre. Il a immédiatement rejeté la décision, déclarant qu'il "ne reconnaît pas les conclusions" de la CIJ. Dans un communiqué, il a qualifié la décision de la CIJ de "jeu à somme nulle, qui va nuire aux relations entre les deux pays" et "potentiellement aggraver la situation de paix et de sécurité dans la fragile région de la Corne de l'Afrique", réitérant l'appel de Nairobi à œuvrer plutôt pour un règlement négocié.
Les tensions entre les deux voisins ont atteint un sommet en février 2019 lorsque Nairobi a rappelé son ambassadeur à Mogadiscio, accusant la Somalie de mettre aux enchères des champs pétroliers et gaziers dans la zone contestée.
Selon L'AFP, Les tensions entre les deux voisins ont atteint un sommet en février 2019 lorsque Nairobi a rappelé son ambassadeur à Mogadiscio, accusant la Somalie de mettre aux enchères des champs pétroliers et gaziers dans la zone contestée.

Jean Baptiste Bodo

 

 

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