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Halte au sacrifice de nos enfants : Face à l'aveuglement et à l'omerta de l'État, redonnons le pouvoir aux familles

Par Christian Sabba Wilson, Grand éditorialiste  et essayiste  

Chaque jour qui passe apporte son lot de révélations feutrées, de drames étouffés et de regards détournés. Pendant que nos enfants, la prunelle de nos yeux, sont agressés, maltraités ou livrés à la détresse dans l'indifférence de structures déconnectées, l'État semble systématiquement regarder ailleurs. Mais il y a plus grave encore : cet appareil public, de plus en plus intrusif, tend parallèlement à retirer des droits légitimes aux parents, à les désarmer et à contester leur autorité naturelle. Comment tolérer un tel paradoxe ? Comment accepter qu'un État, si souvent incapable de veiller efficacement sur notre progéniture, s'arroge le droit de supplanter les familles au nom d'une logique technocratique et aveugle ? Il est temps de briser l'hypocrisie, de dénoncer l'omerta et de redonner sa juste place à la cellule familiale.

L'action du « mammouth » étatique se révèle trop souvent illogique et hors-sol. D'un côté, une bureaucratie omniprésente multiplie les règlements pour encadrer, surveiller et dicter la parentalité, instaurant un climat de méfiance envers les pères et les mères de famille. De l'autre, lorsque des signaux d'alarme majeurs sont tirés concernant la sécurité réelle des élèves au sein même des institutions éducatives, la machine se grippe et préfère le silence au traitement de crise. C'est l'illustration parfaite d'une administration lourde qui préfère gérer des procédures plutôt que de protéger des vies humaines.

Cette réalité, je ne l'observe pas de loin. Je l'ai vécue et combattue sur le terrain. En tant que représentant des parents d’élèves dans le département du Val-d'Oise (95), j'ai été le témoin direct de dysfonctionnements majeurs et de violences avérées sur des élèves. J'ai personnellement effectué d'innombrables signalements officiels, documentés et précis, pour alerter les autorités académiques et administratives. La réponse ? Un silence assourdissant, voire des injonctions à peine voilées de « me calmer » et de rentrer dans le rang. Voilà comment fonctionne réellement la machine : l'institution préfère préserver sa réputation et maintenir le calme dans les rangs plutôt que d'affronter la vérité sur les prédateurs qui s'y dissimulent. C'est une omerta complice, un système de défense corporatiste où le mot d'ordre reste de ne pas faire de vagues, au détriment absolu de la sécurité des plus vulnérables.

L'école et l'État souffrent d'une peur viscérale de l'intrusion de la famille dans l'espace scolaire. Pourtant, les parents ne sont pas des adversaires de l'institution ; ils sont là pour accompagner les enseignants, collaborer avec l'école et veiller au bien-être de la communauté éducative. En fermant ses portes aux familles et en refusant la transparence, le système se prive de son meilleur garde-fou. Il aura fallu que Paris tousse et s'enrhume, que les grands médias de la capitale s'emparent tardivement de sujets de société récurrents, pour que l'opinion publique feigne de découvrir ce que nous, dans les territoires et dans nos quartiers, dénonçons depuis des années. Nos enfants ne sont pas des proies, et leurs corps ne doivent plus être sacrifiés sur l'autel du confort administratif.

Devant un tel aveuglement, la conclusion s'impose d'elle-même : nous devons collectivement reprendre le contrôle sur l'éducation et la protection de nos familles. Puisque l'État s'avère structurellement impuissant à garantir une sécurité totale et absolue à nos enfants, c'est aux parents de réaffirmer leur autorité, leur droit de regard et leur devoir de protection. Redonnons de la force et des couleurs à la famille. Sortons des postures hypocrites et des discours de façade. La protection de notre progéniture exige une rupture nette avec la culture du secret. OMONDO.INFO continuera de porter cette voix, sans peur et sans concession, car l'avenir de nos enfants ne se négociera jamais dans les couloirs du silence.

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