OMONDO ENVIRONNEMENT LE SCANDALE DES MICRO-PLASTIQUES : L'EAU D'ÎLE-DE-FRANCE SOUS HAUTE SURVEILLANCE
Une pollution invisible mais omniprésente
Alors que les Parisiens célèbrent la piétonnisation de nouveaux axes, une menace plus insidieuse coule sous leurs pieds. Ce matin, le rapport annuel de l'agence de santé régionale révèle des taux de micro-plastiques dans les nappes phréatiques dépassant de 30 % les seuils de vigilance fixés par l'OMS en 2025. Cette pollution, issue principalement de l'usure des pneus et des textiles synthétiques, ne s'arrête plus aux stations de traitement classiques.
La technologie au secours du robinet
Face à cette crise, la Ville de Paris annonce ce 23 janvier le déploiement de filtres à "nanobulles" sur trois usines de potabilisation majeures. Une première mondiale. Mais les experts interrogés par OMONDO sont sceptiques : traiter l'eau en fin de circuit est un pansement sur une jambe de bois. Il faut agir à la source. L'interdiction des fibres synthétiques non-recyclées dans l'industrie textile française, prévue pour 2027, est plus que jamais une urgence environnementale.

Un enjeu de santé publique majeur
Le Dr Martino, que nous avons sollicité pour son expertise, rappelle que ces particules agissent comme des perturbateurs endocriniens. "Nous ne sommes plus dans l'hypothèse, mais dans le constat clinique", prévient-il. Le journal OMONDO suivra de près les tests cliniques qui débutent cette semaine à l'Hôpital Necker sur l'impact de ces micro-plastiques chez les nourrissons.
