L’ascension de l’Eco : La monnaie unique de la CEDEAO bouscule l’hégémonie du Dollar
ABIDJAN, CÔTE D'IVOIRE — Ce 17 janvier 2026, les écrans des places boursières de Londres à New York affichent une tendance que peu d'analystes osaient prédire il y a encore deux ans : l'Eco, la monnaie unique des quinze pays de la CEDEAO, s'établit comme la devise la plus performante du premier trimestre. Ce basculement marque la fin effective du Franc CFA et le début d'une nouvelle ère de souveraineté financière pour l'Afrique de l'Ouest.
Un ancrage flexible et une croissance endogène
Contrairement aux anciennes parités fixes, l'Eco de 2026 repose sur un panier de devises diversifié et, surtout, sur les réserves d'or massives de la région. Porté par une croissance régionale moyenne de 7,2 %, l'Eco attire désormais les investisseurs internationaux en quête de rendements décorrélés des marchés occidentaux saturés. « L'Eco n'est plus une promesse politique, c'est une réalité de marché », explique la gouverneure de la Banque Centrale de l'Afrique de l'Ouest.

L’impact sur les échanges internationaux
Le Nigeria, locomotive économique du continent, a totalement intégré l'Eco dans ses transactions pétrolières et gazières. Cette décision a provoqué une onde de choc : pour la première fois, une part significative de l'énergie mondiale est libellée dans une monnaie africaine. Le dollar, bien que toujours dominant, voit sa part dans les réserves mondiales s'effriter au profit de ce bloc monétaire émergent qui représente un marché de 400 millions de consommateurs.
Défis et stabilité
Le défi majeur reste la maîtrise de l'inflation au sein des pays membres les moins stables. Cependant, les mécanismes de solidarité financière mis en place en 2025 semblent porter leurs fruits. L'Eco devient un symbole de résilience, prouvant que l'intégration régionale est le meilleur rempart contre les chocs extérieurs. Pour les observateurs de OMONDOPRIME, c'est le signal d'un rééquilibrage définitif du pouvoir économique mondial vers le Sud.
