ÉCONOMIE MONDIALE 2026 — LE RAPPORT CHOC DU FMI
Un monde à deux vitesses : L'analyse du "Global Outlook"
Le rapport du Fonds Monétaire International publié ce matin offre un panorama de l'économie mondiale qui ressemble à un champ de mines. Si le spectre d'un effondrement total semble écarté, le FMI pointe du doigt une fragmentation dangereuse des marchés. D'un côté, les "Économies Algorithmiques" (USA, Inde, Corée) affichent une croissance insolente de 4,5 %, portées par l'explosion de productivité liée à l'IA. De l'autre, l'Europe peine à atteindre 0,8 %, entravée par une transition énergétique coûteuse et une démographie déclinante.
L'Inflation est morte, vive la Stagnation ?
Après trois ans de lutte acharnée contre la hausse des prix, les banques centrales ont enfin ramené l'inflation autour de 2 %. Mais cette victoire a un goût amer. Les taux d'intérêt, restés élevés trop longtemps, ont étouffé l'investissement productif. Le FMI prévient : "Le risque n'est plus la surchauffe, mais la glaciation".
La consommation des ménages, moteur historique de la croissance, est en berne. Le rapport souligne que l'incertitude géopolitique pousse les épargnants à thésauriser massivement, privant l'économie réelle de liquidités essentielles.

Le mur de la dette souveraine : Une bombe à retardement
C'est le point le plus alarmant du dossier. La dette cumulée des États membres du G20 a atteint des sommets historiques. En 2026, le service de la dette (les intérêts à payer) dépasse, pour plusieurs pays européens, le budget de l'Éducation Nationale.
Le FMI appelle à un "Grand Jubilé" ou à une restructuration massive des dettes pour éviter une vague de défauts de paiement. "On ne peut pas demander aux générations futures de payer pour les crises climatiques, sanitaires et technologiques de cette décennie sans leur donner les moyens de produire de la valeur", martèle le rapport.
La Relance Verte : Un mirage ou une solution ?
Enfin, l'économie de 2026 mise tout sur la "croissance décarbonée". Le FMI estime que les investissements dans les infrastructures résilientes pourraient générer 20 millions d'emplois d'ici 2030, à condition que les transferts de technologies vers le Sud soient facilités. Le rapport conclut sur une note d'espoir : la technologie peut sauver l'économie, mais seulement si elle est partagée.
